L'idée de créer un blog francophone consacré à Jack Kirby vient bien évidement d'une certaine passion, pour ne pas dire une passion certaine, pour celui qui est appellé le "King" des comics.
La création se fait ici sans vraiment avoir imaginé de plan de construction... C'est là, maintenant, un peu sur un coup de tête mais avec beaucoup d'enthousiasme que j'ai en quelques clics ouvert cette page...
J'associe à la création de ce blog mon ami Daniel Tesmoingt ...
Daniel est en effet le plus grand fan du "king" en Belgique, voire en Europe ! Daniel à crée le fanzine "Kirby" il y à quelques années, et il continue à produire régulièrement des hommages au
créateur graphique des F.F., X-Men, et autres Challengers of the Unknown...
N'hésitez pas à laisser des commentaires ! Comment avez-vous découvert Kirby ? Qu'est-ce qui vous attire dans son style ? Quelle est votre série ou personnage préféré ? Pourquoi vous n'aimez pas Kirby (bin oui, il doit aussi y avoir des gens qui n'aime pas) ? etc...
Les images que vous trouverez sur ce blog sont là à titre documentaire et en aucun cas dans un but lucratif. Elles sont copyright des auteurs et éditeurs respectifs ! Certaines images proviennent d'internet (e-bay pour le dessin ci-contre par exemple), elle ont été enregistrées par mes soins dans le seul but de garder une trace de l'oeuvre originale !
Et si vous désirez rendre hommage à Jack Kirby au travers d'un "fan-art" , n'hésitez-pas ! Il se retrouvera dans notre galerie d'hommages au King !
Voilà, c'était une courte introduction, mais nul doute que nous aurons encore beaucoup de choses à dire et à montrer !
Bien à vous,
Tony
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Fantagraphics Books a publié un recueil de récits des années 1936 à 1941 intitulé ‘Supermen ! The First Wave of comic-book heroes’. Outre l’aspect culturel et historique de l’ouvrage, il est intéressant de constater que, même si le graphisme en lui-même est généralement assez naif (par rapport à nos standarts actuels), et d’assez bonne facture pour certains auteurs, les créateurs anciens maitrisaient déjà assez bien le sens de la narration d’une histoire en images (et que certaines générations plus actuelles feraient peut-être bien d’étudier : le graphisme en lui seul ne permet pas forcément de raconter une histoire...).
L’ouvrage permet surtout de retrouver les talents de Jack Cole, Basil Wolverton, Will Eisner, Lou Fine, Bill Everett, Gardner Fox, Joe Shuster et Jerry Siegel, et bien entendu Jack Kirby (un récit sous pseudonyme de Michael Griffith, un autre de Blue Bolt avec Joe Simon).
Reproduction de bonne qualité, dans l’esprit d’époque (ah les trames !).
Pour les amateurs et curieux éclairés !
Marvel Comics nous sort tant de BD, qu’il faut arriver à suivre ! Ainsi, dans Captain America Comics 70th Anniversary Special n° 1, nous retrouvons en bonus une réédition du Captain America de Joe Simon et Jack Kirby (déjà réédité tant de fois, mais toujours aussi intéressant !).
Un beau volume hardcover rééditant des récits signés de notre King sort chez DC Comics : Jack Kirby’s The Losers reproduit les récits de guerre tirés du comic-book Our Fighting Forces numéros 151 à 162 (1974-1975).
Originalité (pour l’époque, et en considérant la carrière de Kirby), il ne s’agit pas d’une série créée par Jack Kirby, mais d’une ‘reprise’ de la série narant les exploits de quatre soldats, Captain Storm, Johnny Cloud, Gunner et Sarge.
Une de mes séries préféres dans l’ensemble de la carrière de Kirby, pour diverses raisons :
Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une série de super-héros ! Bien que j’apprécie particulièrement le genre, j’aime (quand même !) de temps à autre lire autre chose. Et bien que le genre ‘guerre’ ne soit pas ma tasse de thé (en soit la guerre n’a pas d’attrait, seul les actions des protagonistes plongés malgré eux dans une situation que personne ne désire vivre rend ce genre de récits lisibles), la série est captivante. Kirby a connu la guerre (il l’a faite en France), et en a subi un traumatisme certain. Sa façon de réaliser ses récits sont assez humains, tout en apportant ce dynamisme, cette action, tout en restant original. Les récits sont assez différents les un des autres (guerre en Europe ou dans le Pacifique, implication d’autres personnages –bons et méchants- intéressante,...). Hors du canevas des super-héros, les personnages apparaisent dans toute leur humanité, à la fois fort et déterminé, mais aussi en proie au doute, à la faiblesse, faisant face à l’horreur de situation qu’implique la guerre.
Ensuite, à travers les pages ‘bonus’, qui présentent l’armement, les uniformes, les insignes..., on comprend que Kirby était ausi capable d’utiliser de la documentation. Tout ne sort pas uniquement de son esprit créatif, les références existent !
Enfin, la série démontre que Kirby peut reprendre une série qu’il n’a pas créée, s’en approprié les personnages et les plonger dans des récits de bonne facture, captivants et originaux, tout en respectant les critères établis autour des personnages par les créateurs et autres artistes habituels.
La série, écrite et dessinée par Jack Kirby, a été encrée par Mike Royer et D. Bruce Berry, encreurs très respectueux du style.
En général, je ne saurais trop vous recommander les autres volumes hardcover parus chez DC Comics : Jack Kirby’s ‘The Demon’, ‘Omac’, ‘The New Gods’ (4 volumes rééditant l’intégrale dans l’ordre chonologique de la tétralogie New Gods, Mister Miracle, Forever People et Superman’s Pal Jimmy Olsen), ‘Kamandi’ (1 volume à ce jour).
Prochain volume annoncé : la réédition des Sandman de Joe Simon et Jack Kirby (le Sandman des années 40, et ... y compris la nouvelle version des années 70 !).
Comic Box a publié le fameux épisode des Fantastic Four inachevé de Jack Kirby. IL s’agit d’un réel
événement. D’une part il s’agit quasiment de l’ultime réunion des deux monstres sacrés que furent Jack Kirby et Stan Lee, et de l’autre le résultat fonctionne une nouvelle fois !
Comic Box demeure le magazine de référence sur l’actualité du comics en France, c’est un fait acquis. De plus, leurs membres n’hésitent jamais à revenir sur des événements ou
des acteurs plus lointains. Ainsi Comic box satisfait à la fois le lecteur de news mais aussi celui qui aime les pages passées de l’histoire des comics. Gerry Conway, Len Wein et plein d’autres
ont ainsi été interviewés et ils ont tous des informations intéressantes à nous communiquer.
De plus, Comic Box publie quelque 22 pages de comics par bimestre. Sur ce point, chacun a son avis sur la pertinence ou l’intérêt du comics en question, et tout le monde ne peut être totalement satisfait à chaque fois. Mais avouons que là, ils ont fait très fort !
C’est donc eux qui nous présentent ce fameux épisode # 102. Il s’agit de l’épisode sur lequel le grand Jack travaillait quand il est parti pour DC. Il s’agit d’un épisode incomplet, mais de savants bricolages ont été agencés. On a fait appel à Mike Royer, à des lithographies réalisées par les éditions Déesses (formidables de leur part). Bien sûr, Stan Lee ne pouvait que participer à l’affaire. Lui qui est constamment dans l’événementiel, il devait être de la partie.
Alors que vaut réellement cet ultime épisode ?
Pour ma part, il est fort convenable, on retrouve le charme de ces années passées avec les dessins puissants et incomparables de Jack et le talent certain de dialoguiste de Stan Lee.
En plus, ils nous servent un ultime et assez intéressant méchant, le dénommé Janus qui dissimule une belle surprise. Etonnant de la part de cette équipe, qui se contentait de recycler des personnages établis, ce nouveau personnage est intéressant. L’épisode se termine sur une allusion à une prochaine rixe avec le docteur Fatalis, comme si nos héros et leurs créateurs allaient remettre le couvert très prochainement. Hélas, ce n’est pas le cas…
Un bel épisode qui tient ses promesses malgré des conditions de réalisation qui tient du bricolage, une aventure qui s’inscrit dans la droite lignée des bons épisodes de jadis, vous avez toutes les raisons de ne pas manquer ce Comic Box no 54 événementiel !
Organic Comix propose un abonnement à Strange de n° 7 à 9 bis
(octobre 08 à mars 09) pour 24 euros, avec une surprise !
N° 7 - Le Résistant (1 sur 2) de Corteggiani et Mitton.
N° 8 - Fin de Jack Kirby's Silver Star, Le Résistant.
N° 9 - Fin de 8-Opus de Scioli, fin de Megasauria d'Arnon & Depelley.
N° 9 bis - Checklist française de Jack Kirby.
Le pied tout simplement, alors à vos commandes.
Organic Comix - "Les Terres", 42670 Belmont de la Loire.
Merci, à bientôt !
Reed Man.
Voici une nouvelle qui se devait de trouver sa place dans le blog de Jack Kirby : Panini a sorti un fort beau recueil des
éternels du grand Jack ! Les éternels jalonnèrent le retour de Jack Kirby chez Marvel, et il s’agit de l’un de ses ultimes legs qu’il donne, contre son grès, à l’éditeur qui s’est tant
enrichi grâce à lui. Retour sur une lecture qui s’impose tout particulièrement.
Jack Kirby a connu une grande déconvenue avec son Fourth World chez Dc. Son contrat de 5 ans s’achève et il retourne, sans grande conviction chez Marvel. Son retour ne se passe pas sous les
meilleurs hospices, mais on lui laisse une relative liberté créative sachant qu’il n’habite plus sur la côte est mais Los Angeles. Il semble que Jack n’en a pas fini avec sa fascination pour un
panthéon cosmique, ce dont lui seul est capable à porter à si haut niveau.
Il prend un charge un faisceau de titres qui sont Captain America, La Panthère Noire, 2001, Machine Man, les Eternels ainsi que l’anecdotique Devil Dinosaur. Il semble que son talent et son inspiration ne soient plus au summum de ses capacités. Mais Jack Kirby sur une série, même mineure, reste un événement puisque ce génie ouvre des portes vers un imaginaires aux limites de la conception humaine.
Justement, le mythe du chariot des Dieux, qui seraient en quelque sorte venus puis qui auraient posé les semences de l’humanité, demeure une théorie fascinante pour le grand Jack. Les éternels suivent donc ce schéma, mais avec toute la démesure, l’imagination, la puissance évocatrice dont Jack est capable.
Nous assistons donc à la venue des dieux tels que le conçoit Jack, cosmiques et fascinants, ils viennent mesurer les progrès de leurs expériences, qui ont généré les hommes, les célestes et les
déviants. Les célestes seraient en quelque sorte des anges, des produits qui ont atteint un haut niveau. Les déviants demeurent leur pendant dégénéré tandis que les pauvres humains se tiennent au
milieu de cette échelle de l’évolution. Les deux factions adverses s’activent donc. Les déviants redoutent ces dieux car ils sont subi jadis leur courroux tandis que les éternels souhaitent les
servir du mieux qu’ils peuvent, et ils sont prêts à accepter le châtiment éventuel…
Ce bref résumé ne demeure qu’un pitch, tellement l’œuvre de Jack demeure riche d’une fantasy, d’une complexité et de rebondissements. Les éternels sont diablement plus intéressants, et je vous invite fortement à lire ce legs que nous a laissé Jack. Justement, les éternels étaient fameux en France car LUG a préféré abandonner la série au troisième épisode pour ne pas subir les foudres de la censure. Il est vrai que les déviants s’apparentent quelque peu à des diables et qu’il est concevable qu’un très jeune lecteur puisse être choqué. La série a donc migré chez Arédit et, c’était une tradition maison, la suite des éternels furent chaotique à lire, donc à apprécier pleinement.
Aussi, il convient de saluer et acquérir l’effort de Panini. L ‘éditeur français se contente de proposer autre chose que des best-seller et ils tentent, de temps à autre, de proposer des
œuvres majeures à un public francophone qui fait parfois moins preuve de curiosité que ses voisins européens. Et oui ! Les Espagnols ont eu une publication de nombreuses œuvres majeures
tandis que le Swamp Thing d’Alan Moore, le Batman de Neal Adams ou même la Jla de Grant Morrison n’ont pas été suivis comme il le fallait !
Il s’agit donc de la troisième et ultime vague des comics de Jack Kirby chez Dc comics. Il a livré ses travaux les plus ambitieux avec les
New Gods, puis il a continué avec le démon et Kamandi. La raison d’être de Omac et de sandman demeure de remplir les obligations contractuelles de Jack, qui trouve encore et toujours l’énergie et
l’inspiration pour mener à bout de nouveaux titres, dont le fameux Omac.
OMAC
Omac est l’abrégé de One Man Army Corps. Il raconte dans un futur particulièrement périlleux le destin de Buddy Blanks, un homme simple et tranquille dans un monde où la folie est palpable. Par ce qu’il est en quelque sorte une exception, Buddy est choisi par les forces de la paix, les derniers garants de la paix qui paraissent faiblir dangereusement. Elles demandent au professeur Myron Forest de réactiver un vieux projet, le satellite/ordinateur nommé Big Brother. Le projet consiste à concentrer toutes leurs capacités en un seul être, afin qu’il soit l’arme ultime des forces de la paix dans ce futur où les pires excès sont commis et où la morale a bien reculé.
Il s’agit de cela dans Omac, qui a une thématique intéressante, les gangsters et autres mafias sont en train de supplanter l’ordre établi qui semble vaciller. Les forces de l’ordre n’ont pas
de visage pour être le plus anonyme possible. Elles concentrent leur ressource en un seul dispositif : Omac qui doit venir à bout d’innombrables périls. Lutter seul contre une société qui
bascule, voilà un thème de la revanche que j’interprète comme une revanche fantasmagorique de Jack Kirby. Buddy Blanks est un être simple, au sens où il n’est pas perverti et il reçoit le don
ainsi que la puissance céleste d’un ordinateur protecteur qui demeure son seul véritable soutien.
Malgré la courte vie du titre, 8 numéros à peine, Omac demeure l’ultime grand apport de Jack à Dc et le titre est vraiment trépident. Les menaces sont nombreuses et renouvelées, le dessin demeure fouillé et puissant. Bref, Omac demeure le shérif du futur sombre et incertain. Les périples sont très intéressants et relèvent de l’imagination pure, comme ces voleurs d’océans, titre qui défie l’imagination.
Jack Kirby fait fort, vraiment très fort, puisqu’il initie le thème de cyber punk. Omac n’est pas autre chose qu’un iroquois mélangé à un super-héros grâce à de la technologie capable de le
transmuter. En voilà une grande première dans le monde des comics qui, sous couvert de comics, demeure réellement audacieux et innovateur.
Omac va finir au terme de ses 8 petites aventures, très distrayantes, mais une fois de plus l’héritage de Jack sera bien employé par ses successeurs dont John Byrne pour une mini-série en 1988 puis dans Infinity Crisis qui reprend la technologie du Big Brother de manière astucieuse, une fois n’est pas coutume.
*Omac
serait le grand-père de Kamandi. C’est lui qui se ferait tué au début du titre, ce qui sous-entend qu’il a échoué dans sa mission ! Curieux lien souhaité par Jack Kirby !
Sandman
Sandman demeure un personnage crée par Jack Kirby avec son compère de jadis Joe Simon. Il s’agit d’un héros mystique qui lutte contre les démons
qui menacent d’envahir notre monde grâce aux cauchemar (le péril est rarement mineure chez Jack Kirby). Il s’agit ici d’une nouvelle mouture de cinq numéros qui voit donc le Sandman comme un
justicier bigarré et original qui lutte avec des armes assez pittoresques (un sifflet ultrasonique) allié à des créatures monstrueuses (la brute et Glob).
Les aventures sont
trépidantes et fort recommandable mais qui d’autre que Jack Kirby saurait retranscrire la folie et la magie d’une telle histoire. C’est Michaël Fleischer qui assure les scénarios, étonnant
sachant que le King sait réaliser de bonnes histoires. Peut-être se méfiait-on en haut lieu des séries de Jack ?
Ce qui demeure amusant dans ce titre au concept assez fou, c’est que Neil Gaiman livre un traitement du personnage assez sarcastique puisque le Sandman version Kirby est
traité d’abruti fini qui ne se rend pas compte qu’il est manipulé, tout comme son successeur Hector Hall, par ses assistants monstrueux. Ces derniers sont des démons des rêves qui ont volé et se
sont approprié certains pouvoir de Morpheus car ce dernier fut capturé par un mortel. Le Sandman, l’endless, va devoir démêler cette imposture…
Voilà donc un résumé de l’œuvre magique du grand Jack pour Dc comics, et
on peut dire que la malchance, une fois de plus, a sanctionné son œuvre. Un énorme gâchis pour ces œuvres à la substance si riche et si imaginative, au demeurant inégalée, qui demeure le legs
fabuleux d’un grand auteur. Jack Kirby a prouvé qu’il pouvait livrer de grandes histoires seul car il demeure un auteur accompli qui peut assurer toutes les étapes d’un comics. Mais on lui a
coupé l’herbe sous les pieds. Son retour chez Marvel, au terme de son contrat, demeura mesquin puisque la maison aux idées s’est comportée de manière corporatiste en en laissant que des miettes
du gigantesque gâteau que lui-même a fait.
Bastien Ayala
Jean Depelley nous informe de la parution de son article sur les FF de Kirby et Lee
paru dans Culture Comics n°1 (publié par Fred Tréglia). Le papier est assez complet (dans le même esprit que celui sur les X-Men du Univers Comics spécial X-Men), avec
des infos inédites et pointues comme les circonstances de la dernière rencontre Lee / Kirby, des infos sur les dessins animés, le GN du Silver Surfer... plus des illustrations rares (e.a.
celle des FF masqués) ou des crayonnés peu connus...
Par ailleurs, Strange 6 contiendra une interview de Moebius sur le King et
proposera un inédit mondial de Jack Kirby : la planche 9 du Fantastic Four 102, encore perdue à l'époque de la sortie du Lost Adventure de Marvel et toujours inconnue des lecteurs). Cette planche
a été encrée et colorisée par Reed Man, avec des textes écrits par mes soins à partir des notes de marges de Jack. Strange a obtenu de Marvel l'aimable autorisation de publier cette page, ce qui
n'est que justice, vu l'oubli de l'éditeur américain de remercier certains d'entre-nous (en plus de Fred Manzano et Mick Zeck, quand même !) pour leur avoir fourni leur couverture...
Le Strange 6bis, proposera The Fly de Simon & Kirby, ainsi qu'un article (toujours écrit par Jean) sur les rapports entre cette
mouche et Spider-Man...
Plus d'infos sur : http://fredcomics.over-blog.com/article-15652589.html
Jack Kirby subit une cruelle déception, une de plus et cruellement injuste, il doit abandonner sa grande œuvre sur les New gods. Par contrat, il doit fournir de nouveaux titres à Dc. Jack est quelque peu désabusé, mais il respecte son contrat et il livre en quelques sortes les derniers titres de sa grande période où subsistent encore de grands moments de créativité.
THE
DEMON
Jack Kirby relève un challenge, il doit livrer une histoire horrifique dans le monde tranquille et béat de Dc tout en ne montrant aucun excès graphique. De toute façon, Jack n’aimait pas le gore
et lui et Stan Lee avaient déjà réalisé le même type de performance lors de l’ère Atlas où des monstres démesurés venaient régulièrement envahir les pages de ces bons comics.
Même si l’ère de Jack Kirby demeure excellente, le personnage de Jason Blood et le lien qui le lie à Etrigan, un démon majeur, sera le sujet d’excellentes séries par Alan Moore, Alan Grant et surtout Garth Ennis. Il donneront plus de chair au personnage que le grand Jack, tout en lui insufflant l’ingénieuse idée de le faire parler en rîmes. Mais aussi, ils se permirent davantage de violences graphiques.
Une fois de plus, quelques personnages secondaires seront exploités comme Klarion le garçon sorcier, habilement qui plus est par Grant
Morrison dans ses 7 soldats. Encore une fois, Jack Kirby a laissé un legs créatif immense que DC rationalise et exploite toujours.
KAMANDI
Kamandi demeure une œuvre très grand public de Jack Kirby, peut-être pour rassurer les éditeurs de Dc qui veulent un hit commercial. Justement, Kamandi le dernier garçon sur terre durera 40
numéros mais il ne sera pas le sommet créatif de Jack et les influences sont manifestes.
Kamandi demeure un jeune et vigoureux garçon qui sort de son abri dans lequel il vit avec son grand-père. Celui-ci meurt, et Kamandi
se trouve livré à lui-même. Nous allons découvrir avec lui un monde ravagé par le désastre nucléaire où les animaux ont subi de bien curieuses mutations puisqu’ils sont maintenant au même stade
de l’évolution que l’homme, et que ce dernier a régressé. L’histoire demeure intéressante et de bonne facture, les périples de Kamandi sont toujours intéressants et haletants. Les histoires de
Jack, ainsi que son dessin, nous permettent de passer de bons moments. Ainsi, pour faire rebondir quelque peu l’histoire, Kamandi trouve des alliés comme un chien savant (aucun humour,
rassurez-vous) ainsi que des astronautes retombés sur terre. Mais même ces derniers s’avérant être des mutants puisqu’ils ont la faculté de se changer en être d’acier, doué de super-force.
La meilleure histoire demeure le puissant. Kamandi arrive avec ses alliés dans un étrange territoire où des gorilles volent lamentablement. Il s’aperçoit qu’il s’agit d’un rituel afin de se
montrer digne du puissant. Le puissant demeure vénéré par les gorilles car il a accompli, lors du grand désastre, des efforts inouïs afin d’empêcher la destruction totale de la terre. Les
gorilles veulent accomplir les mêmes épreuves afin de prétendre à l’héritage. Kamandi et ses amis parviendront à accomplir ces épreuves et ils accéderont au temple du puissant. Il s’agit en fait
du costume de Superman. Quand un artiste de légende, Jack, rend hommage à un personnage de légende, Superman, il en résulte une grande histoire, à mon avis la meilleure du cycle Kamandi.
Vous n’avez pas pu vous empêcher de penser à la planète des singes, l’influence paraît évidente. Or il semble que Kirby avait lui-même
élaboré une histoire analogue dans Alarming Tales # 1 où les êtres humains sont projetés dans le futur et ils constatent que les êtres humains sont supplantés, voire éteints, par des animaux
évolués. Il demeure intéressant aussi de prendre en compte que Carmine Infantino aurait tenté de louer la licence de la planète des singes, que Marvel a exploité un peu plus tard.
Pour en apprendre plus sur cette aventure de Jack Kirby de l’ère 1939-1956, cliquez http://www.buzzcomics.net/showpost.php?p=626857&postcount=148 . Il s’agit du travail d’un archéologue méritant des comics, qui œuvre sous le pseudo de Brother Ray. Il vous
propose, au grès de sa rubrique nommée « mon terrifiant bric-à-brac », de vous relater certains comics dont des histoires du grand Jack ! Enjoy !
Même si ces histoires sont moins brillantes que le Fourth World, elles demeurent encore très intéressantes mais il convient de finir l’aventure de DC avec les ultimes aventures que Jack délivrera
chez DC.
Ayala Bastien
http://leroyaumedesavis.over-blog.com/